Pour ce dernier épisode de la saison 1 de Puissante Panoplie, j’explore l’idée que notre cerveau est vieux car il n’a que peu évolué depuis la nuit des temps. Notre antique cerveau n’est pas adapté à l’ère numérique, mais en acceptant nos limites, nous pouvons vivre avec plus de légèreté.

Merci d’avoir été fidèle tout au long de cette première saison. Je vais faire une pause pour préparer la saison 2. Quant à mon autre podcast, Puissant Chantier, il continue sur un rythme de parution mensuel et tu peux t’attendre à un nouvel épisode autour du 22ème jour de chaque mois. A bientôt !

Transcription complète :

Hello, c’est Laurent et je ne suis pas ton gourou, ni même ton guide. Je suis simplement une personne qui a une expérience différente de la tienne et je te propose des clés pour utiliser au mieux notre vieux cerveau. Attends, je ne te parle pas de ton âge, je te parle du matériel qu’on nous a fourni. Sérieux, on a la même version de cerveau depuis des centaines voire des milliers d’années. Ok, on a eu quelques mises à jour mineures, mais là on est au 21ème siècle et ce qu’on a dans la tête, c’est loin d’être le top.

Alors pour le dernier épisode de cette saison, on va voir comment exploiter au mieux cette antiquité qui nous sert de cerveau.

Bienvenue dans Puissante Panoplie, l’émission qui fait le ménage dans ta tête pour que tu puisses te concentrer sur ce qui compte.

Depuis la nuit des temps, notre cerveau c’est le chef de la sécurité : un mec costaud, parano qui ne sait pas se détendre. Il croit toujours qu’il y a potentiellement un danger de mort derrière chaque rocher. Il a de la peine à relativiser et l’humour, le second degré, il ne connaît pas trop.

Alors, qu’est-ce qu’on attend ? On va aller se balader un peu au hasard dans notre cerveau pour taquiner et contredire ce vieux grognon.

La première vérité à se rappeler, c’est qu’on va échouer. On est humain, on tente de caser tellement d’activités en une seule journée et souvent ça ne passe pas. Alors, il faut prévoir qu’on va probablement échouer et que ce n’est pas grave. En étant raisonnablement pessimiste, on se met à l’abri des mauvaises surprises. En fin de compte, on peut faire peu de choses durant une seule journée. Mais en faisant chaque jour un peu, on parvient à accomplir beaucoup en répartissant ses efforts sur une année ou même un seul mois.

Par expérience, je réalise que le trait de caractère qui dévore beaucoup de temps, c’est le perfectionnisme. On a envie que tout soit irréprochable. Si c’est ton cas, dis-toi que même si ton travail n’est pas parfait, ton niveau d’exigence fera que ce sera déjà largement au-dessus de la moyenne. De plus, tu seras probablement la seule personne à faire la différence. Paradoxalement, les personnes qui avancent sont celles qui arrivent à s’arrêter. Oui, elles regardent en arrière, jettent un oeil à leur travail et se disent : « C’est suffisamment bien. » Elles prennent un moment pour se féliciter et elles passent à la tâche suivante.

Depuis plusieurs épisodes, je te pousse à tout simplifier pour économiser ton énergie vitale et travailler dans de meilleures conditions. Eh bien pour une fois, je te dis de faire l’inverse et de faire chauffer ton cerveau. Pourquoi ? Parce que le pouvoir, la puissance se trouve dans les nuances, les exceptions, hors des bonnes pratiques. Je n’impose rien, je propose. Je t’encourage à enfiler une blouse blanche de scientifique et à faire preuve de curiosité et d’ouverture. J’aimerais que tu sois sceptique et que tu te demandes si j’ai raison et surtout si ce que je raconte peut s’appliquer à toi, à ta situation. Et si un outil ne te convient pas, aucun problème, libre à toi de le mettre de côté et d’adopter celui qui fonctionne le mieux pour toi.

Chaque personne est le centre de son monde et chaque personne reconnaît la complexité de son être. Alors pourquoi veut-on à tout prix simplifier tout ce qui nous entoure ?

Parce que le monde actuel est d’une épuisante complexité pour notre cerveau primitif.
– Le pauvre ne peut pas gérer une liste de plusieurs centaines de contacts.
– Il ne sait pas quoi faire de tous ces flux d’information et de ces canaux de communication.
– Surtout, il n’a pas compris qu’il n’y a presque plus de dangers mortels car les humains sont devenus les plus grands prédateurs du monde.

Oui, tu es sur Puissante Panoplie et j’ai dit quelque chose qui ressemble à un aveu d’impuissance. Mais je crois sincèrement que nous vivons à une époque formidable dans tous les sens du terme : autant redoutable qu’extraordinaire. L’ère numérique a fait disparaître les gardiens. Tu veux publier ton livre, diffuser ta musique, filmer un documentaire ? Personne ne peut t’en empêcher et tu as probablement déjà tout le matériel qu’il te faut.
Non, l’un des défis de notre temps et de choisir sa bataille personnelle et de faire entendre son message.

Bon, cet épisode a commencé comme Puissante Panoplie et a fini en Puissant Bazar. J’espère que cela t’a au moins fait réfléchir ou rire. Merci de m’avoir écouté tout au long de cette première saison. C’était un peu mon laboratoire personnel, ma petite expérience et le résultat est largement positif.

De mon côté, je vais faire une longue pause pour préparer la suite de Puissante Panoplie. Je te donne rendez-vous au jeudi 11 novembre pour le premier épisode de la saison 2.

D’ici là, si tu as des thèmes que tu aimerais que j’aborde prochainement dans cette émission, envoie-moi un mail à laurent@puissantbazar.ch

Prends soin de toi et à bientôt.