C’est le premier anniversaire de Puissante Panoplie ! Dans cet épisode spécial, je te raconte ce que j’ai appris en tant que podcaster.

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Hello, c'est Laurent et j'ai envie de faire la fête car c'est le premier anniversaire de Puissante Panoplie donc je souffle aussi la première bougie de Puissant Bazar. Hier soir, j'ai commencé à écrire le texte pour cet épisode et j'ai failli sortir un truc super ennuyeux du style : "Tout ce que j'ai appris en une année de podcast" ou "Ce qu'il ne faut pas faire quand on lance un podcast". Après vingt minutes, j'ai fait une pause et je ne sais plus trop pourquoi, j'ai fini sur Youtube. Je suis tombé sur une vidéo qui démontre que les batailles dans les films historiques ne sont souvent pas très réalistes. Après j'ai naturellement enchaîné avec une vidéo du même style, mais avec des films d'arts martiaux. Et après, je ne sais plus trop comment eh ben c'était déjà minuit. Là tu comprends que Puissante Panoplie n'est pas réellement un podcast sur la productivité. C'est plutôt un guide de survie pour moi et pour toutes les personnes qui sont un peu perdues dans cette ère numérique.

Dans cet épisode bonus, il y a un peu de Puissant Chantier, de l'envers du décor. Je vais te raconter quelques histoires, des anecdotes et te donner quelques conseils plus ou moins sérieux. Ca risque de partir dans tous les sens. J'écris sans trop réfléchir et je vais enregistrer juste après. On verra ce que ça donne. Voici l'épisode bonus, première partie. Dans la seconde partie, je te donnerai la parole ainsi qu'à toutes les autres personnes qui m'ont laissé un vocal sur WhatsApp.

Bienvenue dans Puissant Bazar, le projet d'un gars qui aime se perdre et qui ne sait pas trop dans quoi il se lance. Et après une année, je me dis qu'être perdu n'est pas une raison suffisante pour s'arrêter. D'ailleurs, comme un peu tout le monde, je n'ai pas trop compris le sens de la vie. Je sais juste que le bon sens c'est par là, c'est aller de l'avant en se posant des questions. Ce n'est qu'en étant en mouvement qu'on progresse et qu'on apprend.

Ceci m'amène à une première observation. En fait, on peut être multitâche si l'une des tâches c'est marcher. On peut marcher et faire une réunion. On peut marcher et réfléchir à un nouveau projet. On peut marcher et chercher une solution à un problème. D'ailleurs, c'est souvent durant une promenade que je cherche des idées de noms pour mes nouveaux projets.

Et c'est le moment de revenir sur le nom Puissant Bazar. Bizarrement il n'y a rien de puissant à la base de ce nom. En Suisse, dans certaines régions, on utilise souvent l'adjectif puissant à la place de grand. C'est pour dire qu'on est impressionné. Par exemple, si une personne possède une villa de rêve, on va dire quelque chose comme : ouf le gars, il a une puissante baraque !

J'ai récupéré l'adjectif dans ce sens pour l'accoler au mot bazar car c'est moins vulgaire que bordel et plus imagé que désordre. En plus, avoir le mot puissant, ça me donne du courage, ça me motive, ça me rend fier. Avoir une puissante panoplie, c'est avoir de beaux outils : simple et efficaces.

En parlant d'outils, je n'arrête pas d'affirmer que le matériel ça ne sert à rien. Enfin pas directement. Ca sert à se rassurer, à endosser un certain rôle. Choisir un outil, ça prend tellement de temps alors prends un bon outil, et passe à autre chose. Tu n'as pas besoin du meilleur outil, mais on a aussi le droit de se faire plaisir. Même si ce n'est pas très rationnel. Et je dis ça en regardant mes quatre paires de ski...

En parlant de plaisir, j'aime aussi mon Puissant Bazar car ça me stimule, ça m'amuse et je peux le faire sans être payé. Mais ça ne veut pas dire que je vais refuser d'être payé pour une activité qui me donne du plaisir. Si je peux avoir le beurre, l'argent du beurre et une bonne brioche, je ne vais pas me priver. Tu as le droit d'être exigent avec toi-même et avec tes projets.

Comme un maître zen a dit un jour : tu es une personne parfaite, mais tu peux toujours t'améliorer. Oui, la vie créative est un puissant bazar parce que tu veux tendre vers la perfection, mais en même temps tu dois parfois te satisfaire du suffisamment bien. Je le répète, le pouvoir réside dans les nuances. Et dans la patience.

En une année de podcast, j'ai fait du chemin et en même je suis nulle part. Tu fais partie d'une poignée de personnes qui connaissent et écoutent régulièrement mes émissions. Le podcast en Suisse n'est pas encore très populaire. Ca viendra. On me dit souvent : "Je n'ai pas le temps d'écouter des podcasts." Et moi ce que j'entends, c'est : "Je n'ai pas l'habitude d'écouter des podcasts." Il faut un premier effort conscient pour intégrer les podcasts dans sa vie. Quand je trouve le courage, je propose d'écouter mon podcast, puis de partir à la découverte d'autres podcasts. Je ne peux pas être le seul podcast dans la vie de quelqu'un. Il y a de place pour la concurrence, entre guillemets, car on vogue tous sur le même océan. Si le niveau de l'eau monte, ça profite à tous les navires.

Et tout cela me guide vers une question essentielle : c'est quoi le succès ? A quel moment, est-ce que je me dirai que j'ai réussi mon podcast ? La réussite, ça ressemble à quoi ? A mes yeux, il y a surtout la satisfaction d'avoir lancé un nouveau projet et d'avoir réussi à plus ou moins le maintenir. Il n'y a pas vraiment de but fixe à part peut-être l'envie de gagner ma vie grâce à ce que je créé. Je vois essentiellement des paliers, des étapes tout au long d'un processus perpétuel. On ne peut pas démissionner de la vie d'artiste. Dans ta tête, tu seras toujours artiste. Il n'y a pas de bouton "off".

Il commence à se faire tard et j'ai peut-être réappris à écouter mon corps et ma fatigue durant tout ce processus. De temps en temps, je tire un peu sur la corde pour terminer un projet, mais je dois rester en forme pour une prochaine bataille. Et ma victoire, c'est aussi toi. Toi qui m'accorde quelques minutes dans ta vie. Un immense merci à toi.

Prends soin de toi et à tout bientôt.